Idée reçue n°3 : la qualité d’un parfum varie suivant les peaux



L’idée : « J’adore ce parfum, mais sur ma peau il vire au vinaigre », ou « Je n’aime pas ce parfum sur moi, mais sur elle, c’est divin ». C’est vrai, c’est bien connu, de mystérieuses substances à la surface de certains épidermes se jettent à l’assaut des parfums dès qu’ils sont vaporisés pour les reformuler en de dangereuses molécules pestilentielles (et vinaigrées) ou en de sublimes effluves sorties de nulle part. La vérité : On a tous en effet à la surface de notre peau une flore bactérienne qui en fait l’unicité. Notre transpiration, notre sébum, notre température corporelle, nos habitudes alimentaires et d’hygiène, et le pH de notre peau (son acidité) influencent et façonnent la manière dont un parfum va être diffusé, absorbé, déformé,. En effet, le parfum est constitué de molécules odorantes, qui peuvent, en fonction de cet environnement physico-chimique, être sujettes à certaines réactions qui peuvent ainsi légèrement modifier l’odeur générale. Le pH de la peau est naturellement acide, et il varie entre 5,2 et 7, la moyenne étant 6,5. De là à métamorphoser un horrible patchoufruit en subtil chypre velouté, il ne faut pas non plus exagérer. Des ressentis différents, oui, une qualité et un résultat totalement distinct, c’est beaucoup plus rare. Image : La piel que habito, Pedro Almodovar. Demain : pourquoi mon parfum ne sent rien ?

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